La mort dans l’âme, il s’avança. Il n’étais plus qu’à un pied du néant.
Une falaise, le froid, la pluie, la nuit, en somme un climat chaotique pour un moment propice à la fin de tout. Il était 3h36 du matin, un horaire qu’un lambda ne voit jamais sur son radio-réveil hi-tech. Mais 3h36 c’est aussi l’heure de sa naissance, il y a 33 ans jour pour jour. CHRIST-OFF, les mains tendu en leur extrémité, le regard fixé vers l’inconnu : « Ô Marie-Madeleine, jeune pucelle, Je suis ton fils que … » Et il tomba : « Aaahhh ».
Un agent EDF, sur la route du retour, qui était venu rétablir le courant, aperçu cet étrange homme aux allures de fanatique du CHRIST. Il s’arrêta, inquiet, et s’approcha, avec réserve, de ce fou. Il essaya de l’interloquer, en vain; le vent était plein face. Un vent atteignant des pointes de 122km/h. Sa casquette, protégeant ce qu’elle peut, s’envola. – « Ehh ooohhh » cria-t-il, jusqu’aux aigus.
Trop tard; Jesus cry ! Grâce au vent, les dernières paroles de CHRIST-OFF arrivèrent jusqu’aux oreilles de l’agent. A cause des oscillations du vent, il comprit « Ô Marie »; un hymne à Johnny pensa-t-il un instant; Non ! ça ne concordait pas avec ce Néo-Jesus. - « Madeleine, jeune pucelle » : Jacky esprit déplacé à force de trop regarder la télé, pensa à un de ces ascète sinistre en manque, criant leur frustration de n’avoir jamais trempé le biscuit. - « Je suis ton fisc ».
« Le fisc d’une jeune pucelle dénommait Marie, avec des grosses madeleines, se suicide » titra « Le P’tit Breton », journal local de la ville de Vanne.
Note de l’auteur : Cette fable est une opposition entre le spirituel et le matérialisme. Comme un symbole, le spirituel meurt dans un monde matérialiste, inapte à le comprendre et déformant ses propos inconsciemment; à en croire que c’est une vanne.



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