Ah les amours, mes amours…y’en a eu peu tout compte fait. Tous ont eu une importance plus ou moins grande mais oui, tous était vécu à 110%. Si je calcule correctement, sans me tromper je dois pouvoir dire que j’ai eu une bonne trentaine de conquête, non je déconne, y’en a une bonne trentaine que j’aurai voulu avoir, mais pas autant que j’ai vécu. Bon, pour être exact, c’est 7. C’est pas beaucoup certains diront, moi je sais que ses 7 la je les voulais pour de bonnes raisons, pas juste pour dire « j’ai une meuf » ou juste parce qu’elle est bonne…tout ça, ça me suffisait pas, il m’en fallait plus pour que mon cœur me pousse à aimer une fille. Bien sûr, je mentirais si je disais que le physique ne comptais pas, mais moi j’en ai une idée très précise : une mince, attention pas maigre ;blonde, brune je m’en fou même si je craque plus facilement pour une brunette ; pas trop de poitrine, un 85B me suffit amplement ; des jambes bien faites, avec des belles cuisses aux bonnes courbes, vous savez comme dans les dessins animés japonais ; mais surtout, des yeux à vous demander pourquoi vous regarderiez autre chose, qui vous hypnotisent, qui vous gonfle d’amour propre et qui, même parfois, juste vous donne une raison de vivre. Les 7 avaient ce profil là, à quelques choses près. Ensuite, ce qui me fait vraiment craquer, c’est l’humour, sa capacité humoristique, à rire, faire rire ou rire d’elle-même qui me séduit définitivement ; son intelligence, sa culture, sa manière de vivre, ses loisirs et encore plus sa religion ou sa race sont des points qui n’ont (plus ou moins bien sur, je veux pas d’une tebè non plus) pas d’importance ; même si je dois mettre un petit bémol, car y’en a un… pas de renoi…mais c’est surtout parce que je suis à l’opposé total de leur manière d’être. Les 7 avaient ce profil là, à quelques choses près. Leurs noms, on va voir si je me souviens de toutes, et dans l’ordre chronologique : Gaëlle j’avais 8 ans, Claire 11 ans, Morgane 15 ans, Paulina 18 ans, Alexia 19 ans, Hadjila 25 ans, Leïla 29 ans. Toute ont eu un impact énorme sur ma vie et en ont changé le cour…nan, faut quand même pas déconner, certaine oui d’autres moins voir beaucoup moins.
Gaëlle, elle c’est en classe de neige que je l’avais rencontré ; on était 2 classes de 2 écoles de la même ville. J’avais flashé sur elle les premiers jours en classe regroupé…elle était trop chou dans sa jupe écossaise et sa petite chemisette à col, en plus elle avait de l’humour enfin comme un enfant de 8 ans quoi ! Les deux semaines durant on se sera tourner autour ceci étant dû à ma timidité ajouté au fait qu’à 8 ans une fille ne va pas vers un garçon naturellement. Lors d’une boum on avait même danser un slow avec les animateurs qui nous collait et nous décollait à tour de rôle, genre « allez les jeunes » et « un peu de tenu, ils sont trop jeunes ! » ; je sais pas elle, mais moi j’étais déjà dans tous mes états de me retrouver aussi près de son corps, de la toucher et qu’elle me touche, de sentir son souffle ; on a pas dit un mot de toute la chanson, c’était « Hôtel california », puis on s’est séparé à la fin. Moi j’avais eu assez d’émotions pour ne pas en redemander. Pas un bisous, on s’est jamais tenu la main ou des conneries comme ça ; juste le dernier jour, la dernière heure même voir à la dernière minute, juste avant de remonter dans nos cars respectifs, alors que je faisais la queue, je la regardais qui allait monter, lorsque je me suis mit à courir vers elle et je lui est fait un bisous sur la bouche…ou le nez…ou le menton je sais pas trop mais je savais pas trop ce que je faisais à ce moment là ; c’était pas un gros bisous de film c’était un bisou maladroit de 3 secondes, et puis après je suis monté dans mon car en me disant que je pourrais la voir quand les cars s’arrêteront pour leur pose ou l’essence ; malheureusement notre chauffeur était un paisible et je ne l’ai plus jamais revu, jamais. Elle, on peut dire qu’elle a compté mais parce qu’elle était la première.
C’est en revenant de colonie, un été, que j’ai rencontré Claire au caravaning ou mes parents avaient une…caravane, c’était un peut notre maison de campagne. J’étais bronzé, et à vrai dire je sais plus comment ça s’est fait mais c’est elle qui m’a embrassé la première avec la langue. C’était bien. J’ai passé un mois entier à avoir une copine ; c’était ma plus longue histoire et la première aussi. Les soirées le samedi soir où on danser, on s’éclater, les journées passé à la piscine, à bronzer, on était un couple mais sans les problèmes des grands, des ados. A la fin du mois, des vacances, il fallait rentrer et se quitter donc on s’est fait les promesses d’usage « je penserai à toi », « je t’oublierai pas » « on s’appelle » et puis on a 11 ans donc on s’oublie et on se revoit l’année d’après où tout ne recommence pas. C’était une histoire pas un comte de fée.
C’est dans ce même caravaning que je suis sorti avec Morgane (et oui on dit « sorti »maintenant). Alors elle c’est peut être l’histoire la plus courte qu’un humain peut avoir. C’est simple, au soir d’une boum, on sort dehors, on s’emballe (un autre mot pour dire on s’embrasse), on revient à la boum et c’est déjà fini…cette histoire aura duré une quinzaine de secondes, le temps du baiser.
Paulina, elle, elle est chilienne, elle fait du basket tout comme moi et on se rencontre au club. Y a pas de flash de ma part sur elle mais elle apparemment m’apprécie, mon meilleur pote de l’époque, Georges, me convainc de me laisser tenter car c’est vrai, dans le fond, ça faisait un baille que j’avais pas eu de copine. Alors elle c’est la première à m’avoir montré sa choupinette (pas rasé, nature ça fait drôle) et donc j’ai pu tester tout ce qu’on peut faire à une choupinette et elle, elle a pu faire le minimum (les mecs comprendront et quelques meufs aussi) avec …euh… ma choupinette ; le truc c’est qu’on faisait ça un peu partout, ça c’était vraiment fun. Notre histoire aura duré 3 petits mois et c’est la première fois que ça se termine mal ; c’est nul, ça prends la tête pour rien. Avec elle la seule chose que j’aurai appris c’est de me méfier des meufs.
Un peu moins d’un an après je fais la connaissance d’Alexia. C’est une copine de la meuf de Georges. J’en ai 19 et elle deux de moins, mais surement 22 ans dans sa tête et sa manière d’être. Je peux dire que c’est la première femme avec qui j’ai été ; elle m’a appris beaucoup sur beaucoup de plans. On s’est rencontré la première fois en allant en boite, la Scala à Paris, on passe une bonne soirée et moi je craque au premier regard posé sur elle. Elle a tout ce que j’aime et même ce que je n’aime pas, je suis amoureux, vraiment, pour la première fois ; à la fin de la soirée je lui demande son numéro pour la revoir, on est en juin 1997, c’est bientôt les vacances, et elle ne part pas excepté 2 semaines sur la côtes en Bretagne ; on se reverra souvent, très souvent puisque je vais la chercher à son lycée tous les soirs de la semaine, même si j’ai cours, je m’en fou, j’y vais ; on devient ami, enfin elle devient ami avec moi, moi j’ai envie de beaucoup plus mais je ne lui ai rien déclaré, je fais le mec meilleur ami, et durant toutes les vacances d’été on ne va pas se quitter ; on tissera des liens très fort d’amitié, je peux dire que c’est la femme qui, à l’époque et peut être même encore, me connaissait le plus, elle savait tout de moi et moi j’en savais pas mal sur elle ; on était des amis très très intimes. Et puis voila la rentré qui arrive, on va voir Romeo+Juliette avec Leonardo et Claire Danes, ce film nous touche tout les deux, et y’a cette soirée, un samedi, chez une amie à elle où une meuf dont je ne me rappelle pas le nom me drague comme une folle (si si promis, moi aussi j’y croyais pas) elle me propose même de la suivre le soir même pour aller fumer chez elle avec ses copines…je lui dit non et puis elle s’en va en prenant mon number ; cette nuit là, on dort chez sa copine dans le même lit et je la sens se blottir contre moi, avoir un geste physique, je crois même qu’on a bien failli s’embrasser ce matin là. Le mardi, l’autre meuf me rappelle et me propose de passer chez moi (entendez chez mes parents) pour fumer un petit joint, je dis ok, qu’elle a qu’a passer samedi ; je me souviens bien de ce samedi car Jordan été à Paris avec ses bulls pour un match contre le PSG et j’avais invité tous mes potes à venir voir le match. On passe l’après-midi ensemble, elle m’allume un peu et je peux avouer aujourd’hui que si elle avait juste poussé, le chauffage un tout petit peu plus haut, j’aurai craqué. Alexia avait été mis au courant de cette visite et le soir même nous sortons avec une de ses copines, soit disant pour aller manger dans un nouveau resto ; sa copine nous quitte assez rapidement après le resto et on reste tous les deux à se balader, on parle, on rigole, on blague et moi comme un con je ne comprends même pas qu’elle n’attends qu’une chose, c’est que je l’embrasse ; ça arrive vers 3h du mat, c’est elle qui m’a embrassé, elle devait en avoir marre de m’écouter parler ; je rentre chez moi heureux à 4h du mat. Le lendemain, à 10h du mat j’ai tout mes potes qui viennent chez moi et me demandent ce que je foutais, l’un d’eux me balance une phrase que je me rappellerai toute ma vie « au moins j’espère que tu sors enfin avec elle ! » ; moi je n’avais rien fait la veille pour sortir avec elle, mais j’avais tout fait depuis quatre mois pour qu’elle sorte avec moi. Ca y’est on était ensemble, en couple, et ça allait durer 3 ans. A 20 ans, quand on pense trouver la femme de sa vie, qu’on sort avec, que le temps avance, on commence à se faire des films, je pense que c’est humain. On a vécu les vacances ensembles, les noëls, les anniversaires, les jours de l’an, la vie d’un couple aussi, son évolution, le bien et le moins bien. Puis un jour du moi de novembre 2000, elle m’annonce qu’il vaut mieux qu’on se quitte ; je ne dis rien pour la contredire, sur le moment je trouve même que c’est tant mieux mais il ne faudra que deux jours pour comprendre de mon erreur. Je ne la reverrai plus jamais elle non plus. S’en suivront des longs mois, des années aussi à essayer de m’en remettre ; ça prendra 3 ans.
En 2003, donc, je rencontre Hadjila lors d’une réunion entre anim et directeur pour nous expliquer comment ça fonctionne pour une classe de neige. Lors de cette réunion je ne la remarque même pas. Plus tard au cours d’une grande réunion entre parents, enfants et tous les directeurs, animateurs des classes de neige je le rencontre pour une deuxième fois en lui demandant du feu ; je ne savais même pas qu’elle partait avec moi jusqu‘à ce qu’elle me le dise, et puis on est arrivé dans un hall ou il y avait plus de lumière et la je suis tombé amoureux de ses yeux. Cette femme avait un regard magnifique. On ne se revoit pas jusqu’au jour du départ. Je ne suis pas dans le même car qu’elle. Le soir de la première réunion, on décide des jours de congés, je choisi et elle prend les mêmes, on se retrouve ensemble et c’est ce jour là dans le télésiège où on est bizarrement seul qu’on s’embrasse. Cette histoire va durer 2 ans, et je peux dire qu’au niveau sexuel ça a été la plus… marquante diront nous, ou si voulez tout ce que j’avais rêvé de faire, je l’ai fait. Par contre en terme d’osmose dans le couple ça n’a jamais été ça ; le sexe combler pas mal de manque mais avec le temps….ça comble plus rien puisqu’on a même plus envie de sexe, et comme je dis « vivre encore ça pour 15 minutes de plaisir par jour, ça n’en vaut pas le coup ». Pour la première fois, c’est moi qui décide de rompre et bien sur je ne la reverrai pas.
Deux années passent. Je suis seul et ma vie faites de chômage et d’entraînement de basket me permet pas de rencontrer quelqu’un ; alors je m’inscris sur un site de rencontres, meetic ; je rencontre quelques filles, certaines parfois avec qui le courant passai très bien avant la rencontre mais après c’était tout autre chose ; et puis un jour en rentrant de l’entraînement, je me connecte pour voir qui est là, si j’ai reçu des messages ; et je vois un pseudo, « le-ia », elle est en ligne, alors je lui envoie un petit chat « salut princesse, comment va chubakka ? », le-ia rapport à princesse leia dans star wars…bref je ne m’attends pas à une réponse et pourtant si, elle me dit « salut ». On discute toute la soirée, on rigole bien ; le week-end d’après, j’ai des finales avec les cadets France, ça n’est pas moi le coach mais j’ai été avec eux toute l’année donc j’y vais ; le match à lieu à 16h, on gagne, on rentre, j’arrive chez moi il est 20h. La semaine précédant ce weekend end on s’était échangé nos adresses MSN pour discuter plus facilement que sur meetic car leur serveur il rame grave. Leïla (oui c’est comme ça qu’elle s’appelle) est connecté, je lui envoie un « coucou, on mange ensemble », elle me répond oui qu’elle enfile quelque chose et qu’elle arrive, il est 20h30, je la rencontre pour la première fois à23h30…ah les femmes ; on devait manger mais à cette heure là tout est en train de fermer, il faut aller sur Paris ; on va manger au « Paradis du fruit à côté des Champs. On se reverra toute la semaine suivante, c’est bon d’être amoureux, vraiment et de s’entendre aussi vite aussi bien avec une femme. Enfin, arrive le weekend et elle m’invite à aller manger au mcdo et de rentrer chez moi pour mater un film, on regardera « l’effet papillon » et elle s’endormira avant la fin ; je m’endormirai à ses côtés. Le lendemain matin au réveil, je lui parle du film et elle me dit « tu arrêtes de m’en parler si je t’embrasse ». Cette histoire débutait et tout était merveilleux ; on s’entend parfaitement et on prévoit tout les deux des projets sans blaguer, comme vivre ensemble, se marier, quitter la France. Au début de notre histoire, Leïla était quand même distante, comme si elle voulait s’assurer que j’étais pas un enculer qui la b…enfin et qui la laisserait tomber aussitôt et puis au fur et à mesure du temps elle s’est énormément rapproché de moi. Maintenant je peux dire qu’il y a une femme qui m’aime, je peux même croire à un avenir de papa et tout et tout. En janvier on se fait un weekend end à Marseille, magique. On passe un weekend end au caravaning de mes parents, mémorable puis on pour les vacances d’avril on part chez les siens à Bordeaux, magnifique. Le 8 juin je reçois un texto « tu me manques, je suis impatiente d’être avec toi demain », le 9 je l’appelle et elle me dit qu’il ne faut plus qu’on se voit, qu’elle rompt avec moi ; je tombe du 7ème ciel et ça fait mal, très mal. Le 29 juin elle m’envoie un mess pour dire que je lui manque, on se voit le soir et puis je ne l’ai plus jamais revu ou même parler.
Voila, si vous y regardez d’un peu plus près vous vous rendez compte qu’il n’y a eu que deux histoires qui m’ont vraiment déchiré le cœur, les autres sont des expériences ou des moments mémorables, rien de plus.



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