Paul a les yeux bleus, les cheveux roux et puis… des lunettes.
Il est toujours bien habillé, parfois même un peu trop classe, mais son côté naturel et cette timidité maladive lui épargnent les surnoms de prétentieux ou frimeur.
Ce matin là, à peine a t’il le temps de passer la grille d’enceinte qu’il la voit, c’est bien elle, Clara, elle ést là!
Il ne l’a pas vue depuis au moins un mois; son coeur se met à s’accélérer, envahi par la joie de la revoir mais aussi angoissé par ce retour brutal à la réalité… il faudra bien un jour lui parler ! lui dire !…
Elle marche devant lui à environ 15 mètres, disparait de temps en temps, cachée par les autres. Paul ne la perd pas des yeux, c’est la seule chose qu’il voit.
Déjà 2 ans qu’il l’observe, qu’il la regarde faire le même trajet que lui chaque matin; qu’ils prennent le même escalier jusqu’à ce couloir ou Paul devra entrer dans la salle 12 alors qu’elle continuera jusqu’à la salle du fond puisque c’est là qu’elle travaille.
Paul se dit qu’il lui faudrait un signe pour qu’il puisse trouver le courage de l’approcher, il faudrait qu’elle le regarde.
Jamais en deux ans, il ne s’est approché à moins de 10 mètres d’elle et toujours en prenant soin d’être le plus discret possible, à tel point qu’elle ne l’a peut être même jamais vu.Cette pensée ne le rassure pas, surtout qu’il ne reste que quelques marches avant le couloir et qu’à aucun moment elle n’a tourné la tête dans sa direction.
Paul est devant la porte 12, elle n’est plus dans son champ de vision, il a mal.
C’est aujourd’hui ou jamais ! se dit paul; elle le saura aujourd’hui !…
Il est 15 h, le moment de la pause ou tout le monde prend l’air , c’est le moment !
Arrivé en bas, Paul ne prend pas le même chemin qu’elle, il lache le groupe pour se diriger discrètement vers les vestiaires, il sait parfaitement où est son casier pour y être venu plusieurs fois, mais cette fois c’est la bonne. Il glisse, dans les affaires de la belle, son billet doux, l’aveu de son amour pour elle et tout l’espoir qu’il à de la revoir encore et encore.
L’emballement de son coeur, au moment où il rejoint le groupe, ne l’empêche pas de savourer la fierté qu’il ressent… elle va enfin savoir.
C’est la fin de la journée, il ne pense qu’à demain, au moment où il la verra. En descendant les escaliers il ne la pas vue , mais ce n’est pas grave, il est pressé de rentrer chez lui, pressé que cette journée se finisse pour laisser place à celle de demain.
Peut être même qu’ils auraient des enfants.
En arrivant à la grille qui, étrangement est encore fermée, il voit Clara aux cotés du directeur qui prend la parole.
- Je vous demande 5 petites minutes d’attention; si je suis là ce soir, c’est que je souhaite que tous ensemble nous souhaitions une belle et heureuse nouvelle vie à Clara qui part définitivement vivre aux Etats Unis avec son papa » .
Le temps que ces mots explosent comme un orage dans la tête de Paul, le directeur a fini son discours et les enfants commencent déjà à sortir.
Paul sort en courant et c’est en pleurs qu’il s’effondre dans les bras de sa maman qui a entendu le discours.
« Mais pourquoi pleures-tu? » dit la maman
« Mais demain !… et .. on doit se marier ! » pleure Paul.
La mère rit et dit : « mais on ne se marie pas à 7 ans allons ! allez ça suffit, on rentre à la maison »
Paul a le cœur gros, les yeux tristes et puis… des lunettes.



Quand on écrit, on écrit les chiffres en lettres : « deux » au lieu de « 2″ et généralement on évite les répétitions (« Paul, Paul, Paul Paul.. »).
De plus, les points virgules ne sont pas à utiliser à tout va et les paragraphes non plus
Enfin, je trouve le scénario sympathique, mais la syntaxe et le lexique le méritent qu’une petite bulle ^^