Il pleuvait à verse depuis des heures et le tonnerre grondait sans interruption. Des éclairs flashaient pendant de brefs instants la grande résidence d’une lumière diurne. Deux silhouettes attendaient stoïquement sous la pluie, devant le grand portail noir. derrière elles, au delà du portail, la route rectiligne disparaissait dans les ténèbres, avalée par la nuit. Ces deux silhouettes ressemblaient à deux fantômes en imperméables et elles étaient armées de fusils mitrailleurs AK47. L’une des silhouettes bougea soudain, décrochant l’arme qu’elle portait en bandoulière. L’autre se contenta de sortir de la poche intérieure de l’imperméable un talkie-walkie et de le rapprocher de sa bouche :
- Arrivée probable de la cerise, je répète, arrivée probable de la cerise…je demande confirmation
Il y eut un long silence, meublé par le grésillement du talkie walkie.
Dans le lointain, des phares approchaient à toute vitesse puis une voix malmenée par les parasites annonça dans le talkie-walkie…
- Identification positive. Arrivée de la cerise confirmée.
Le véhicule qui arrivait était de type 4*4. dans le noir on ne pouvait lui donner une couleur précise. Les deux fantômes ouvrirent le portail et le 4*4 s’enfonça dans la nuit, traversant une masse de verdure et d’ombres armées. Une dizaine de véhicule étaient déjà stationnés dans le grand parking qui jouxtaient le bâtiment principal du domaine. Lorsque le 4*4 s’immobilisa, il fut aussitôt entouré par une demi-douzaine d’hommes en imperméables et en armes. Le conducteur sortit, vêtu lui aussi d’un imperméable. Il était en outre coiffé d’un béret rouge qu’il ajusta bien sur son crâne avant de suivre les autres dans le bâtiment principal. Le hall fut délaissé et le groupe prit un escalier, personne ne prenait la parole, tous les visages étaient graves. Au premier étage, le nouveau venu se dirigea avec ses accompagnateurs vers une porte gardée par deux hommes en costume. Les deux hommes s’effacèrent et le petit groupe entra dans la pièce.
Une dizaine de personnes étaient assises autour d’une table rondes, tous des hommes dont certains étaient vêtus de costume et d’autres de vareuses militaires. Le nouveau venu s’avança tout seul vers la table et fit un salut militaire. Un des hommes assis, habillé d’un costume se leva et dit en souriant
-Si vous êtes là, capitaine, c’est que votre réponse est oui, n’est-ce-pas ?
Le nouveau venu sourit à son tour…
-Si je suis là, Monsieur, c’est que j’aime mon pays…



[...] This post was mentioned on Twitter by Cedric Charlesia, Blaise Mandras. Blaise Mandras said: Sur ecrivain-amateur: Les sirènes du pouvoir – Chapitre 1 http://www.ecrivain-amateur.net/2009/12/les-sirenes-du-pouvoir-chapitre-1/ [...]
vs avez publier ds ouvrages?