Rebellement … correct !

Avez-vous entendu parlé de ce phénomène qui s’abat de nos jours sur nos têtes que l’on appelle savamment « burn out » ? Je suis sûre que vous comptez dans votre entourage au moins une personne souffrant de ce mal être, mais vous ne le savez peut-être pas encore… Elle non plus d’ailleurs. La pandémie de grippe A n’est rien à comparer de ce qui est en train de se dérouler, sournoisement, mais sous nos yeux complices à tous. Ce malaise peut tous nous toucher et il n’y a pas de vaccin. Tout commence par un excès de colère, un jour, banal, au bureau ou sur un chantier, dans un rayon de grande surface, envers un collègue qui, à première vue, ne le mérite pas. Puis, une fatigue intense, soir après soir, en rentrant à la maison. Ensuite, vient une période de doutes envers les autres d’abord puis envers soi-même après. Enfin, le physique s’en mêle, et les rdv chez médecin augmentent. C’est ce que vous diront les premières victimes avérées de ce nouveau mal être.
La crise a bon dos : c’est faux. Elle n’a fait que mettre en évidence ce mal latent. Maintenant au moins, on en parle pour tous.
C’est ce qu’on dit du  »burn-out » scientifiquement, statistiquement, globalement. Essayons de l’aborder plus profondément, plus directement. Passons SVP sur les généralités classiques de notre société de consommation, capitaliste et cupide jusqu’au bout des ongles, et attardons-nous sur ce, qui me paraît, être l’essentiel, l’humain.
L’homme ou la femme se construit au travers de différentes valeurs, celles qu’on lui donne. Même si on constate de bien grandes différences, il y en a une qui reste néanmoins commune à tous : celle du travail.
Elle apparaît là encore sous différents visages chez chacun d’entre nous. Mais le respect de l’homme demeure l’ultime ambition de tous sans exception.
Aujourd’hui une limite au système capitaliste a été atteinte, le respect de l’homme dans son travail est bafoué, oublié, réduit à néant. Le profit a supplanté la valeur  »ressource humaine » et par là, a condamné l’homme à l’état de machine, obéissant à ses créateurs toujours plus avides chaque jour. Comment avoir du respect pour une machine ? Par l’entretien ? On lui donne des tickets restaurants. On lui dit surtout : attention, je peux te remplacer, tu sais il n’y a surement pas beaucoup de créateurs qui voudront de toi dehors et puis eux sont encore plus strictes que moi ! Alors la machine se tait, elle a peur, elle croit son créateur…
Ce monde paraît imaginaire, il n’en est rien ! Ces situations sont bien réelles et se produisent de plus en plus chaque jour, sous nos yeux complices…
Je m’insurge aujourd’hui contre toutes ces personnes, persuadées de détenir la vérité, dans ces entreprises du CAC40 ! Arrêtez de penser que l’homme n’est qu’un outil de plus pour arriver à vos objectifs ! Arrêtez de penser que l’homme s’en remettra ! Arrêter de penser que l’homme est destiné à cela ! Arrêter de croire que vous avez seuls la vérité sur cette valeur travail ! Vous anéantissez à vous seuls tous les sacrifices faits et vécus depuis tous temps ! La performance ne peut être que collective, la récompense doit l’être aussi, mais là encore vous prétendez être les seuls à vous partager le gâteau sous prétexte que vous le valez plus …. Ceci est le premier signe de l’irrespect.

L’injustice a pris le pouvoir de façon si naturelle que nos enfants ne verront rien, ne comprendront pas, ils vont grandir dans ces valeurs, celles des créateurs injustes et cupides.

Il faut que l’homme retrouve sa dignité, sa motivation, son envie de réaliser, de créer… Sinon, à quoi bon ?

Nous sommes faits pour vivre ensemble alors pourquoi certains vivent au détriment des autres ?

Pourquoi n’avons-nous pas, naturellement, ce besoin de partager ?

Administration

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