MONSTRES-Prologue

C’est le 3 aout. Il fait chaud. C’est la nuit, une nuit de pleine lune. Une silhouette court et saute D’immeuble en immeuble. Un homme? Une bête? Elle continue sa course. Elle tombe, elle a mal. Elle remonte, elle cours encore. Puis elle s’arrête. Elle lève la tête, regarde la lune. Elle hurle. Un cri


Guerre

Sang, métal, cendres, hurlements… Il avait froid. Ce froid humide qui vous pénètre jusqu’aux os, vous transperce de part en part. On lui avait dit qu’il devait partir, que c’était obligatoire. On lui avait dit que c’était horrible, là-bas. Il était dans la file, on les faisait monter dans des wagons. Il attendait en grelottant.


Ma Demoiselle

Ma Demoiselle, Je lis sur votre visage un étonnement certain. Vous venez de décacheter une enveloppe contenant une lettre manuscrite dont la calligraphie vous est étrangère. Ce n’est que moi, l’homme qui n’a cessé de vous observer avant-hier. Tout d’abord permettez-moi une question. Puis-je vous tutoyer ? J’ai la conviction de te connaître depuis une éternité


Duel

J’aimerais abattre ces murs. J’aimerais avoir la force de tordre les barreaux de cette prison glaciale, Dans laquelle repose mon âme. Je ne suis personne. Je suis un homme au milieu de la foule, Je ne suis personne. Le Temps se déroule à toute vitesse autour de moi, La Vie défile devant mes yeux, et


Chagrin

Je vogue sur une mer de souffrances. Mon cœur est noir, ma chair est vide. Mon esprit s’est enfui, Ne me laissant que la folie. Mon soleil est pâle maintenant, Et un froid humide pénètre mes os. La solitude me ronge, Elle se nourrit de mon malheur. Mes rames sont parties en fumée, Mon courage


Passion

Ton regard enflammé embrase mon cœur, Un feu liquide se déchaine en moi, Me réchauffant les entrailles, Faisant monter l’ivresse à ma tête. Depuis que je me suis plongé dans ton âme, Le Temps ne m’atteint plus. Il coule à la surface de ma peau, Sans que je ne m’en aperçoive. Le Feu continue de


Rêve

Mon rêve est pâle, dépourvu de chaleur. Plus rien ne vie à mes yeux. Mon rêve est sans couleurs, sans désirs. Tout se dérobe autour de moi. Je ne sens plus rien, si ce n’est cette douleur aigue, A la frontière de ma conscience. Le rêve se joue de moi, me tournant autour. Toujours au


Administration